Réchauffement global : de nouvelles recherches qui changent la donne

Photograph: Frank Rumpenhorst/ Frank Rumpenhorst/dpa/Corbis

Jusqu’à présent, les hausses de température dues au réchauffe-ment global et prévues d’ici à la fin du siècle présentaient une large fourchette allant de 1,5 à 5°C, voire plus. Pour les scienti-fiques chargés de calculer la probabilité de tel ou tel scénario, environ la moitié de cette incerti-tude venait d’un manque de précision dans les modèles concernant les mécanismes impliqués dans la formation de nuages. Ce manque de précision venait tout simplement du fait que la recherche n’était jamais passée par là. Désormais, c’est chose faite et l’impact sur les prévisions sera immédiat et significatif : une hausse de 4° est d’ores et déjà quasi certaine.

Les résultats d’un projet de recherche mené par le Prof. Steven Sherwood, à l’Université de New South Wales, en Australie, démontrent qu’au fur et à mesure que la température monte, de moins en moins de nuages sont formés. Ainsi, davantage de lumière du Soleil parvient jusqu’à la surface de la Terre pour alimenter le réchauffement. En clair : plus ça chauffe, plus ça chauffera.

Un article à ce sujet, basé sur un entretien avec l’universitaire et fournissant plus de détail technique, est paru dans le quotidien anglais très réputé The Guardian (voir ici). Je n’ai pas encore trouvé une source en langue française.

Les travaux du Prof. Sherwood sont publiés dans la revue Nature (ici). Toutefois, l’accès est payant. Seul le résumé est en accès libre et je le reproduis ci-après :

Equilibrium climate sensitivity refers to the ultimate change in global mean temperature in response to a change in external forcing. Despite decades of research attempting to narrow uncertainties, equilibrium climate sensitivity estimates from climate models still span roughly 1.5 to 5 degrees Celsius for a doubling of atmospheric carbon dioxide concentration, precluding accurate projections of future climate. The spread arises largely from differences in the feedback from low clouds, for reasons not yet understood. Here we show that differences in the simulated strength of convective mixing between the lower and middle tropical troposphere explain about half of the variance in climate sensitivity estimated by 43 climate models. The apparent mechanism is that such mixing dehydrates the low-cloud layer at a rate that increases as the climate warms, and this rate of increase depends on the initial mixing strength, linking the mixing to cloud feedback. The mixing inferred from observations appears to be sufficiently strong to imply a climate sensitivity of more than 3 degrees for a doubling of carbon dioxide. This is significantly higher than the currently accepted lower bound of 1.5 degrees, thereby constraining model projections towards relatively severe future warming.

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